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Entrepreneuriat senior : entrepreneuriat oublié ?

Le développement de la création d’entreprises est l’une des priorités de nos gouvernements. Leitmotiv : susciter et encourager l’esprit d’entreprendre auprès de la population wallonne, conformément aux propositions reprises dans le plan Marshall et le PST1 (création d’activités).

Plusieurs acteurs de terrain ont mené des recherches et entrepris des actions pour soutenir la création d’activités auprès de publics comme, par exemple :

  • les jeunes (Fondation FREE);
  • les femmes (projet Diane de l’UCM Hainaut, réseau Méridienne dans la province de Luxembourg,
    réseau FAR dans la province de Liège, FCEM, etc.);
  • les chômeurs (accompagnement via Job In, Challenge et l’IFAPME).

Autres initiatives à souligner et encourager : le prix de la Très Petite Entreprise ou encore le soutien de spin off qui favorisent des projets de création d’activité issus des milieux universitaires.

On constate cependant que les seniors (les plus de 50 ans) sont négligés, voire oubliés pour la création d’activités. Leur potentiel est pourtant bien présent : d’une part, ils représentent une tranche croissante de la population, d’autre part, ils possèdent bon nombre d’atouts pour pouvoir lancer une activité (expérience, capital, réseau, etc.).

Ce rapport s’intéresse à la création d’activité par les seniors. Il dégage des propositions pour les soutenir et les encourager à entreprendre.

Par «seniors», nous désignons les créateurs potentiels de plus de 50 ans, qu’ils soient salariés, au chômage ou préretraités. Si certains souhaitent créer leur activité par choix, d’autres le feraient plutôt «par défaut», suite à un licenciement, par exemple. Autre motif : l’envie ou le besoin de réintégrer le marché du travail après une absence plus ou moins longue pour raisons familiales. C’est particulièrement vrai pour les femmes. Quelles que soient leurs raisons, ces seniors ont un point commun : tous sont des entrepreneurs en puissance. Toutefois, des freins et des obstacles spécifiques à cette tranche d’âge existent. Ce rapport en dresse l’inventaire.

Pour augmenter sensiblement leur envie de se lancer dans un activité comme indépendant, il faut les aider à surmonter ces obstacles. D’où la présence de recommandations concrètes, issues :

  • d’un processus de consultation impliquant différentes catégories d’experts ;
  • d’une brève revue de littérature pour s’inspirer des expériences menées à l’étranger.

C’est que l’enjeu est de taille : pour que la création d’activité soit source d’enrichissement et non un pas de plus vers la précarité, les acteurs de la vie économique et politique doivent apporter une attention particulière à cette tranche d’âge. Et se poser plusieurs questions.

Quelle est l’importance de ce phénomène en Belgique ? Quels sont les vrais blocages ? Comment encourager l’entrepreneuriat des seniors ? Des seniors compétents ne peuvent-ils pas être considérés comme des repreneurs potentiels ? Autant de questions auxquelles ce rapport tente de répondre.